LSee Challenge, Nutrition, Science

LSee Challenge, première : le protocole !

 

Chez LSee, notre raison d’être est de développer des outils pour fournir des informations individualisées, objectives et utiles à propos du métabolisme de chacun.

Passionnés de science, de sport et de nutrition, nous savons comme il est difficile de se faire une idée claire de l’efficacité de  tel ou tel protocole d’entrainement, ou régime – sachant qu’en général on n’a pas les outils pour réellement savoir ce qui se passe dans l’organisme en réponse à un stimulus.

C’est pour ça que nous avons décidé de faire le …

LSee challenge

4 collaborateurs de l’entreprise, choisis pour leur diversité physiologique et leur esprit « cobayes curieux » vont tester divers protocoles alimentaires / suppléments et en mesurer l’effet sur leurs métabolismes respectifs.

L’objectif principal est la perte de poids, mais aussi la diversité des réactions métaboliques. Ca ne remplacera pas une étude scientifique et nous n’envisageons pas être publiés dans PubMed, mais nous allons être nos propres expérimentateurs, et apprendre plein de choses que nous allons partager avec vous !

Les cobayes … 

la maison ne reculant devant aucun sacrifice, nous allons donner de notre personne pour cette expérience !

Nous voilà dans le civil, nous avons l’air normaux (enfin, presque) :

 

Et également quasiment mis à nu(s) pour les besoins de l’expérience 🙂 :

Julia, la talentueuse vidéaste qui conçoit et réalise toutes les vidéos de Lsee.

 

Cyril, le fondateur (et cross-fitter émérite) :

 

Guillaume, le business developper, rugbyman et grand amateur de céréales à toute heure du jour et de la nuit :


Et enfin Philippe, votre serviteur,  rédacteur du blog entre autres (et marathonien à ses heures perdues) :

LSee précise que nous ne touchons pas de royalties de placement produit sur nos sous-vêtements, et que nos avatars sont produits par EXSENS.

Les outils … 

La mesure va se faire selon deux protocoles différents :

  • Poids : Balance à impédance mètre
  • Métabolisme : Taux de cétones dans le sang.

Si vous êtes familiers du sujet, vous pouvez passer à la suite.

Sinon, quelques explications ici (la mesure du poids) et ici (les cétones).

Les tests ! 

Nous ne manquons pas d’idées  !

Après d’âpres négociations, nous nous sommes mis d’accords sur les expérimentations suivantes :

  • LCHF combiné avec un jeûne intermittent 18×6
  • Utilisation de précurseurs de cétones, comme de l’huile de noix de coco (dont nous avons déjà parlé ici)
  • Utilisation de cétones exogènes

Nous avons éliminé pour l’instant les « fat-burners » traditionnels et les « cétones de framboise » compte tenu de notre immense scepticisme sur leur efficacité, totalement confirmé par la littérature médicale.

Pour le reste, quelques explications :

LCHF : Low Carb High Fat

Mode d’alimentation qui réduit l’apport glucidique. Pour faire simple, glucides ingérés = glycémie qui augmente = sécrétion d’insuline = signal de stockage de l’énergie en surplus = glycogène (un peu) et gras (beaucoup). Le principe du LCHF est donc de réduire au maximum la sécrétion d’insuline, pour éviter le stockage. Et quand le low-carb est très « low », c’est la cétose, qui est donc censé être l’état où l’on brule le plus de gras. Fat burning machine 🙂 !

Le « low » dépend des personnes, et la cétose peut se déclencher à moins de 50 grammes de glucides par jour, ou 30, ou 10. Ce type d’approche n’est pas nouvelle. Les « régimes de grand-mère » ont toujours indiqué que supprimer le pain, les féculents et l’alcool était une bonne manière de perdre quelques kilos, avant la mode « low-fat » qui a diabolisé le gras. Il a été mentionné pour la première fois en Angleterre en 1863 avec William Banting. Puis le « régime Atkins », et la communauté « paléo ». Il reste controversé, mais quel mode d’alimentation ne l’est pas ? Ce qui est sûr c’est que réduire le sucre « rapide » ne peut pas faire de mal, et que l’organisme humain fonctionne bien avec très peu d’apports glucidiques, alors, pourquoi pas ?

Intermittent fasting  (jeûne intermittent)

De nombreuses études montrent que ne pas ingérer d’énergie pendant 18 heures simule une restriction calorique, sans ses défauts. Ce signal déclenche la lipolyse de manière plus efficace qu’une restriction calorique massive, qui en plus d’être difficile à supporter, réduit le métabolisme de base. Et pour la plupart des mammifères est synonyme d’allongement de la durée de vie dans des proportions de 20 à 40%, alors nous allons peut-être grappiller quelques journées de vie en plus !

 

Des produits ! des produits ! 

La littérature diététique et le business qui va avec regorgent de produits divers et variés, beaucoup de « fat-burners » mais également des produits qui favorisent l’induction de la cétose. Les « acides gras à chaine moyenne » contenus notamment dans l’huile de noix de coco sont censés être très vite transformés en cétones par le foie. On peut en acheter, c’est ce que nous avons fait. Faut-il un acide gras en C8 ou en C10 ? nous verrons bien !

img_0063-2

Divers produits que nous allons tester !

Enfin, des nouveaux venus sur le marché : des cétones exogènes, en fait notre ami le ßOHB qu’on peut tout simplement … boire.

img_0453

ßOHB goût orange !

Seul problème, le goût normal est immonde (entre le kérosène et le vomi, votre serviteur a testé). Il faut donc le packager d’une manière qui soit à peu près comestible, là : goût orange.

Vu l’intérêt de la molécule et les contraintes posées par une diète cétogène au pays de la baguette (ou celui du hamburger), si on pouvait induire la cétose tout en mangeant normalement, on pourrait avoir le beurre et l’argent du beurre (si j’ose dire). Tout en réalisant que c’est une situation totalement inédite pour l’organisme, mais les valeureux testeurs sont prêts à braver tous les dangers ! Et plusieurs sociétés proposent aujourd’hui des cétones d’un goût acceptable. Nous verrons bien !

Tout le matos est là, nous sommes super-motivés … c’est parti !

A suivre …