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Qu’est ce que le métabolisme ?

Le produit que vous propose LSee est un « tracker métabolique ».

Tracker, OK, mais métabolique, qu’est-ce que cela signifie ?

Ana et Cata sont dans un bateau …

Le métabolisme est l’ensemble des réactions chimiques qui se déroulent au sein d’un être vivant : vous, moi, la plante sur votre balcon, les bactéries qui nous entourent. La particularité du vivant, par rapport au monde minéral, c’est la capacité à récupérer de l’énergie dans son environnement pour se développer, se reproduire, et fonctionner le mieux possible.

Comme le vivant est un gigantesque jeu de construction, où tout est recyclé en permanence, le métabolisme comporte deux fonctions opposées :

  • La destruction : c’est le catabolisme (comme cata… strophe). Un effort de trop longue durée, un jeûne, sont catabolique : des cellules de l’organisme sont détruites (muscle déchiré par un effort trop violent,  ou utilisé pour fournir de l’énergie en cas de famine). C’est aussi la destruction des aliment qui nous ingérons pour s’en servir comme énergie ou blocs de construction des cellules. Le catabolisme, malgré son nom peu sympathique, est donc indispensable à la vie !
  • La construction : c’est l’anabolisme. Pour réparer les cellules abimées, fabriquer du muscle, grandir, il faut des processus anaboliques. Certaines substances naturellement anabolisantes, comme la testostérone, ont inspiré des biochimistes pour produire des molécules comparables – les stéroïdes anabolisants, aux nombreux effets secondaires délétères.

Une pratique physique équilibrée alternera les phases cataboliques et anaboliques, utilisant le fait que le corps renforce toujours, quand c’est possible, les tissus abimés. Entrainement:  mini-destruction de fibres musculaires et tendineuses (catabolisme) puis réparation … en mieux (catabolisme des aliments pour produire de l’énergie et anabolisme de la reconstruction musculaire, tendineuse et osseuse).

 

D’où vient et où va cette énergie ?

Elle provient de notre alimentation (non, pas de l’air que nous respirons ni du soleil !). Et comme il n’est pas possible d’avoir un équilibre permanent et parfait, l’organisme, comme nous,  a un « compte en banque » et est un maitre de l’épargne!   Les aliments, transformés en énergie, peuvent être:

  • Dépensés immédiatement, ou presque. L’énergie la plus rapide à utiliser est … l’alcool, car il ne peut pas être stocké, tout simplement. Puis le sucre. Un verre de vin contient 140 calories, qui sont « prioritaires ». Ce qui fait que tout le reste est … 
  • Mis en réserve pour plus tard. Sous forme de glycogène, dans les muscles et le foie,  et … de gras. Une manière très efficace de stocker, puisqu’un kilo de gras contient 9.000 calories, soit en gros (si j’ose dire)  de quoi courir 2,5 marathons, ou alimenter son métabolisme basal pendant 4,5 jours.

 

Le métabolisme basal

C’est la quantité d’énergie nécessaire pour assurer les fonctions nécessaires au maintien en vie d’un organisme. Respiration, battements de cœur, fonctionnement du cerveau, thermorégulation, digestion…

Une part majoritaire du métabolisme basal est dédiée au maintien de la température corporelle et au fonctionnement du cerveau. Toutes les réactions chimiques dans l’organisme ont une plage de fonctionnement étroite et si la température corporelle varie trop … c’est la mort assurée. Quand au cerveau, pas d’oxygène pendant 3 minutes et c’est pareil ! Un cerveau a besoin d’environ … 6 grammes de glucose à l’heure pour fonctionner.

Le métabolisme basal (entre 1.200 et 2.000 calories/jour) dépend de nombreux facteurs : taille, poids, age, sexe. mais aussi donc … de la température extérieure ! Point intéressant, le tissu musculaire consomme plus d’énergie que le tissu adipeux, donc plus vous êtes musclé et plus votre métabolisme basal est élevé.  la glande qui est le « régulateur maitre » du métabolisme basal est la thyroïde.

Le métabolisme basal se règle également en fonction des apports énergétiques (encore comme un budget). Une restriction calorique dans la durée aura tendance à le réduire, ce qui explique bien l’effet « yoyo » des régimes à forte restriction calorique.

 

Le métabolisme en activité

Le métabolisme en activité correspond à l’augmentation du besoin énergétique provoqué par l’exercice physique. Une heure de course à pied intense, ou de ski de fond, peut consommer entre 800 et 1.200 calories, quasiment 50% du métabolisme de base.  C’est logique, à l’effort le débit sanguin peut être multiplié par 5 et la consommation d’oxygène par 15 par rapport au repos.

En plus, certains activités physiques ont tendance à augmenter le métabolisme de base dans les heures qui suivent, double bonus  donc!

 

Mise en application …

Une bonne stratégie pour perdre du poids est donc :

  • D’augmenter son métabolisme basal,  par exemple en augmentant sa masse musculaire … ou en s’exposant au froid.
  • D’augmenter son métabolisme en activité ce qui va être indispensable pour fabriquer des muscles.
  • Tout en limitant les apports caloriques. Maigrir la bouche ouverte, c’est difficile ! 

La situation idéale étant de faire travailler le métabolisme en utilisant au maximum les graisses comme source d’énergie, mais encore faut il pouvoir le mesurer.

Dans d’autres articles nous explorerons les moyens disponibles pour mesurer l’efficacité et mettre en application ces stratégies …

Philippe [point] Delanghe [at] lsee [point] com
Directeur du Marketing